Selon le PDG de Concordium, les industries liées aux cryptomonnaies et à la blockchain se doivent de respecter les règles inhérentes à notre société pour réaliser leur plein potentiel, et cela passe par l’abolition du principe d’anonymat. C’est en tout cas la direction qu’a décidé de prendre la société en offrantune transparence totale.

Une transparence nécessaire

Aujourd’hui, les transactions sont visibles sur une blockchain publique mais il est extrêmement difficile de lier une personne réelle à une transaction. Concordium souhaite remédier à cela. Lar Seier Christensen, le président de la société, a déclaré dans un communiqué que le lancement de Concordium Blockchain marquait enfin la fin de l’anonymat et du manque de transparence :

“Le temps est venu pour l’industrie de la blockchain de respecter les règles générales de la société.”

C’est ce mercredi 9 juin que le réseau principal ainsi que sa cryptomonnaie associée sont lancés. 

Selon le président, si certaines industries ou institutions hésitent à se lancer dans ce domaine c’est justement par cette absence de réglementation. Avec sa nouvelle offre, Concordium souhaite justement offrir des “garanties de gouvernance et de transparence, sans compromettre la vie privée.” Les utilisateurs y seront identifiables ainsi que la provenance de chaque transaction.

Mais comment comptent-ils s’y prendre pour assurer la confidentialité de leurs utilisateurs tout en supprimant l’anonymat ?

Selon Cointelegraph, il s’agira d’un processus en deux étapes : les identités seront d’abord vérifiées par des fournisseurs d’identité (KYC). Ceux-ci stockeront les données personnelles derrière une référence d’identification de l’utilisateur émettant ainsi un certificat d’identité. Ce certificat sera ensuite stocké sur la blockchain sous une forme cryptée.

Ainsi, les gouvernements pourront révéler des données du monde réel, sous certaines conditions. Pour ce faire, ils devront absolument fournir des mandats officiels et spécifiques comme des ordonnances judiciaires. Lone Fonss Schroder, directrice générale de Concordium a ajouté : 

“Cette industrie doit réaliser que sans confiance et sans acceptation, il n’y a rien. […] Le commerce mondial est basé sur des règles. Plus vite l’industrie de la blockchain et des cryptomonnaies se réveillera et comprendra la nécessité de respecter les règles, plus vite le plein potentiel de la blockchain sera réalisé.”

Si les cryptomonnaies peinent à être légalisées et régulées de manière à ce qu’elles soient adoptées de manière plus conséquente, Concordium prend les rênes en changeant eux-mêmes les règles régissant le principe de la blockchain.