Auteur : Stéphane Ifrah de NapoleonX & Napbot

Chronique blockchain. Une approche quantitative des marchés permet d’accompagner les prix sans états d’âme.

Quelle accélération! On en a parlé toute l’année 2020 et le scénario a réellement pris forme depuis novembre dernier avec un passage de 13,000 USD à plus de 37,000. Cela suite à la cassure des plus hauts de l’été 2019. On avait beau avoir imaginé ce scénario, on n’en reste pas moins étonné. En effet sa rapidité et son ampleur ont été impressionante.

Un marché, fascinant pour les traders, un casse-tête pour les gérants d’actifs.

En tant que trader, c’est le genre de marché qui fascine. En tant que gérant d’actifs, c’est un véritable casse-tête. Comment justifier d’entrer sur cet actif que peu de monde comprend encore réellement? Comment ne pas entrer, tant le business case est «évident»?

C’est le genre de question qui animera les comités d’investissement à n’en pas douter cette année. Car ils ne peuvent plus ignorer ce nouvel eldorado. La demande vient des clients mêmes.

Notre champ d’expertise et nos relations avec tous types d’investisseurs, nous ont permis de suivre de près ce renouveau de l’engouement. Nous avons pu suivre en temps réel l’explosion de la demande et nos encours ont été multipliés par près de 10 en l’espace de 1 an, principalement drivés par l’activité retail (Napbots.com) et mandats de gestion. Nous avons été en quelque sorte les premiers témoins de ce qu’on peut lire un peu partout à propos du regain de faveur de l’actif.

Seuls un peu plus d’un quart des portefeuilles BTC sont actifs.

Compte tenu de sa rareté (pas plus de 21 millions de BTC ne seront créés), on comprend mieux le mouvement explosif du prix. D’autant que parmi la masse existante des BTC, un certain nombre se sont perdus à tout jamais. D’autres sont en «cold storage». Certaines analyses montrent que seuls un peu plus d’un quart des portefeuilles BTC sont actifs.

Notre analyse nous pousse à penser que le mouvement n’en est qu’à son début même si de violentes corrections viendront entrecouper cette ascension.

Dans ma vie de trader, j’ai toujours accordé une importance particulière à l’observation de faits historiques similaires pour essayer d’anticiper le futur. Bien sûr, rien ne se reproduit jamais à l’identique, mais lorsqu’on avance dans le noir, un guide si petit soit-il, est toujours utile. Je me suis donc replongé dans les mouvements de prix vécus en 2017. Cela notamment autour de la cassure des points hauts de la vague de hausse précédente. Il est frappant de voir combien les deux courbes sont similaires.

«History never repeats but often rhymes»

2017

 

2020

Un objectif de 100,000 à 250,000 USD pour un BTC en fin de mouvement.

Est-ce à dire que la hausse va se poursuivre en suivant le scénario de 2017? L’avenir nous le dira. Si on choisit d’adopter une approche de trading sur ce mouvement de prix-là, il est quand même utile de se raccrocher à quelque chose de plus «fondamental». Je l’ai évoqué à de nombreuses reprises dans cette tribune, mais le modèle de «Stock to flow» me parait le plus adapté et celui qui «explique» le mieux d’un point de vue de l’analyse statistique le mouvement de prix. Celui-ci donnerait un objectif de 100,000 à 250,000 USD pour un BTC en fin de mouvement. Mais comme on peut s’attendre à un trend exponentiel, il peut se terminer n’importe où, voire bien plus haut encore. L’irrationnel pouvant prendre le pas sur le rationnel dans les marchés financiers.

Soyez prêt à lire de nombreux articles dans les mois à venir, à entendre de nombreux experts vous parler du sujet. L’arrivée de PayPal, le projet de Facebook ou l’engagement de certains Hedge Funds très réputés, décidés à franchir le pas, ne sont que le commencement d’une année qui s’annonce explosive.

Une approche quantitative des marchés, basée sur des dynamiques de prix à court terme, permet d’accompagner les prix sans états d’âme. Cela grâce à des algorithmes bien testés sur toutes les phases de marché. Pouvoir réallouer de manière dynamique et systématique à tout moment sur la base de ces algorithmes est sans aucun doute une force.

 

Stéphane a commencé sa carrière chez BNP Paribas en 1996. Il y a développé des stratégies algorithmiques puis dirigé une équipe d’investissement, gérant plus de 4 milliards d’euros jusqu’à 2013.

Il a ensuite participé au lancement d’un Hedge Fund, Melanion Capital. Au fil des ans, il a construit une bibliothèque de plus de vingt stratégies quantitatives.

Plus récemment, il a commencé à développer ces stratégies sur des crypto-monnaies. Fin 2016, il a lancé le groupe Napoléon avec Jean-Charles Dudek & Arnaud Dartois, combinant leurs expertises quantitative et de blockchain.